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Que peuvent nous apprendre les scientifiques sur l’infidélité ?

Au-delà des discussions personnelles, que peut nous apprendre la science au sujet de l’infidélité ?

Tout dépend des scientifiques auxquels on se réfère …

Du côté des historiens …

Un regard sur le passé nous permet de rappeler que l’infidélité :

  • Est une question structurante depuis que l’homme existe (depuis que les questions associées à la sexualité existent).
  • Les premières formes d’organisations sociales / humaines se sont rapidement structurées autour du rôle de l’homme – dominant (plus fort que la femme / essentiel à la survie de la famille).
  • Les formes d’organisations humaines suivantes se sont construites autour de ces bases. Elles ont en quelque sorte institutionnalisé le rôle soit disant marginal des femmes.

Du côté des biologistes et des anthropologues …

Au premier regard, les biologistes définissent l’homme comme un mammifère qui appartient à l’espèce animale.

Or la plupart des biologistes s’accordent pour dire que la fidélité n’est pas un critère caractéristique de l’espèce animale. Autrement dit, la plupart des animaux (des mammifères) ne sont pas fidèles ! Et l’homme fait ici figure d’exception.

Autre angle d’analyse : les aspects hormonaux / chimiques propres aux hommes ou aux femmes (infidèles ou pas).

Il existe sur ce point différentes études qui confirment la présence (et l’influence supposée) de certaines hormones chez des personnes qui ont avoué avoir trompé leur partenaire.

Mais les explications autour d’aspects purement hormonaux (chimiques) ne suffisent pas ! La plupart des témoignages d’infidélité évoquent le besoin de trouver une alternative à un contexte conjugal difficile (et non pas un besoin hormonal impératif de tromper quelqu’un que l’on aime / pour l’on éprouve des sentiments sincères).

Du côté des généticiens …

Les gênes ont sans doute une influence sur les comportements de fidélité ou d’infidélité.

Selon le journaliste et chercheur américain Robert Wright, « l’homme n’est infidèle que pour préserver son patrimoine génétique. Et la femme pour s’assurer une belle descendance » (*).

Selon le professeur Brendan Zietsch, chercheurs de l’université du Queensland (**), l’infidélité serait fortement liée à des facteurs héréditaires.

Zietsch et son équipe ont analysé les séquences génétiques d’environ 7300 jumeaux en couple et âgés de 18 à 49 ans.

Conclusions :

  • En comparant le patrimoine génétique de vrais et de faux jumeaux, les chercheurs ont semble t-il identifié un gène spécifique qui pourrait en partie être responsable de l’infidélité chez les femme : le gène AVPRIA. Un gène qui joue un rôle dans la production de l’hormone arginine-vasopressine, une hormone qui influence le comportement social et sexuel.
  • Autre constat : les scientifiques estiment que le patrimoine génétique serait responsable de plus de 60% des cas d’infidélité pour les hommes et de près de 40% des cas d’infidélité pour les femmes.

Notre commentaire ?

Comme nous l’avons déjà souligné plus haut (cf : le paragraphe précédent), il nous semble difficile de tenter de résumer l’infidélité à un seul facteur. Il n’y pas qu’une forme d’infidélité ! Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte !

Du côté des sociologues …

La sociologie moderne tend à rapprocher des concepts à la fois :

  • Holistiques – culturels, sociaux, institutionnels …
  • Et atomistiques – liés à la liberté (forcément erratique) de chacun(e).

Cette approche peut elle aussi s’appliquer à l’étude des comportements d’infidélité.

Exemples :

Certains sociologues soulignent :

  • Le passage d’une vision du couple associée au devoir conjugal à celle d’une vison basée sur la satisfaction et la recherche de nouveaux plaisirs.
  • Ou encore l’influence des publicités qui incitent à consommer dans le domaine sexuel.

Les avancées de la science …

Nul doute que la démocratisation des moyens de contraception (préservatif et pilule notamment) a eu une influence considérable sur la sexualité des femmes et des hommes.

Reste que cette évolution ne peut à elle seule expliquer la hausse de l’infidélité au cours des dernières années.

L’explication est sans doute ailleurs.

Du côté des sexologues / psychologues / spécialistes du couple …

Ces professionnels connaissent bien les problèmes de couple.

Ils ont l’habitude de rencontrer des hommes ou des femmes qui sont un jour amenés à faire face à ces questions.

Leur regard est donc particulièrement riche d’enseignements.

Ce regard tend aujourd’hui à privilégier une vision dédramatisée (apaisée) de l’adultère ou de l’infidélité).

Pour ces professionnels, l’infidélité doit être acceptée comme une question naturelle pour toutes les personnes qui sont en couple depuis plusieurs mois ou plusieurs années.

Du côté des mathématiques …

1 – Un essai publié en 1978 par le professeur Ray C Fair de l’université de Yale (***) représente sans doute l’une des premières tentatives de modélisation des comportements d’infidélité.

Cet essai est intitulé « A theory of extramarital affairs » (Une théorie sur les relations extraconjugales) – archive PDF.

Voici l’équation qui sert de base au modèle théorique de l’auteur :

formuleNous n’entrerons pas dans les détails de cette formule mathématique.

Mais les conclusions de l’étude méritent d’être précisées.

D’après Fair, deux principaux critères conditionnent l’infidélité : le bonheur conjugal et l’adhésion (ou pas) à des valeurs religieuses.

2 – Près de 30 ans plus tard, des chercheurs de l’Université d’Indiana sont plus ou moins parvenus aux à des conclusions similaires (****).

Mais les chercheurs retiennent aussi un autre critère qui peut selon eux avoir de l’importance : la satisfaction sexuelle dans le couple …

Ils soulignent également le fait que les personnes âgées, les femmes mariées et des groupes à revenu moyen étaient les plus susceptibles d’être infidèles.

3 – En 2014, trois chercheurs de l’Université du Kansas (Gary L. Brase, Lora Adair, Kale Monk) proposent un autre modèle. Celui-ci s’appuie sur la prise en compte les différences de genre (en tenant compte des croyances, de l’attachement conjugal et de l’orientation socio-sexuelle des individus).

4 – En 2015, une vidéo publiée sur la chaîne américaine Youtube AsapSCIENCE propose une synthèse de différentes études scientifiques citées plus haut, de manière visuelle et pédagogique.

Le saviez-vous ?

Les scientifiques aussi sont infidèles !

Exemples :

Albert Einstein a eu différentes liaisons infidèles

Einstein a souvent été infidèle. Entre les milieu des années 1920 et son émigration aux Etats-Unis en 1933, il a eu différentes aventures, notamment avec Margarete, Estella, Ethel et deux femmes nommées Toni (*****).

D’après différentes archives personnelles d’Einstein (près de 3500 pages rendues publiques en 2006 (******), le scientifique lauréat du prix Nobel parlait ouvertement de ses autres ‘amours’ à son épouse.

Marie Curie a elle aussi eu une relation secrète

Marie Curie eu une liaison adultère avec Paul Langevin, le ‘plus brillant’ et le ‘plus fracassé’ des élèves de son mari, Pierre Curie (*******).

 

*****

* Source : L’Express – lien vers l’article en question.

** Source : un article paru sur le site du Journal anglais The Telegraph : « Cheating on your other half can be inherited« .

*** Ray C Fair est spécialisé en économie. Mais il bénéficie d’excellentes connaissances en mathématiques (la plupart des travaux / modèles économiques aux USA s’appuient sur les mathématiques).

**** Source : lien vers l’étudearchive PDF.

***** Source : la page Wikipédia en anglais consacrée à Enstein.

****** Source : The Guardian, « Letters reveal relative truth of Einstein’s family life« .

******* Source : Paris Match, « La passion scandaleuse de Marie Curie« .

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